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HBO- Episode 5 - Revolutionary Change? |
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Écrit par ALCIBIADE
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15-08-2009 |
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Page 1 sur 3 ... Precedemment dans HBO...
[...] Obama c’est le candidat qui s’irrite contre Hillary Clinton quand elle tient à souligner que le combat du pasteur King aurait été vain sans les décisions du président Johnson.[..] Obama fait bon marché de la vérité dès qu’elle réfute l’historiographie populaire. Et c’est bien cela qui alerte sur le fait qu’Obama ne raconte plus l’histoire Noire telle qu’elle devrait être enseignée[...] Vauvenargues disait: Les grands hommes entreprennent les grandes choses, parce qu'elles sont grandes, et les fous, parce qu'ils les croient faciles. Le président Obama sous ses airs de novice, n'est certainement pas de ceux qui montent sur scène sans texte et s'il y'a bien une chose qu'il n'est pas c'est fou!!!
Personne n’en doute, Obama est définitivement un grand scénariste ; ce qu’il a commencé avec la question Noire il devra aussi le poursuivre avec la guerre d’Irak. Les Américains ont du sang sur les mains ! S’ils ont pu aller en Irak , ce n’est pas parce qu’il pouvait y subsister la moindre arme de destruction massive ou qu’il y ait pu avoir un lien entre Saddam Hussein et Ben Laden, c’est que les Etats-Unis souffrant, il leur fallait une victime expiatoire, ce furent l’ Afghanistan, puis l’ Irak. Comme dans Mystic River d’ Eastwood, le costaud du village ayant décidé de se faire justice, personne ne risque de le gêner puisque ses muscles lui garantissent l’impunité. Voir avec quelle impudence a été justifiée la guerre en Afghanistan : « les services secrets américains ont des informations de source sûre qui donnent à penser que Ben Laden est bien le cerveau des attentats du 11 septembre, d’ailleurs Koffi Annan peut lui même attester de la pertinence de ces preuves et puisque Ben laden et Le Mollah Omar se trouvent en Afghanistan chez les Talibans qui ne veulent pas les livrer alors il faut attaquer l’ Afghanistan ».Et le monde endossa cette justice cruelle mais nécessaire due à un peuple si durement touché. Nous passerons sur les bidouillages et amalgames qui ont conduit à l’invasion de l’ Irak, un fait cette fois mondialement dénoncé, pour rappeler que la seule preuve que nous ayons eu pendant un moment de l’implication de Ben Laden dans les attentats du World Trade Center c’est une cassette trouvée sous un lit dans un marché de Bagdad où le terroriste commentait en direct la conception et les résultats au-delà de toute espérance de son coup. Est-ce à dire que si l’ Irak n’avait pas été envahie nous n’aurions jamais eu de preuves tangibles de la culpabilité de < Ben Laden ?Est-ce à dire que l’ Afghanistan a été attaqué sans preuves ?
Aujourd’hui il faudrait tourner la page et Obama est là pour achever ce qu’ Hollywood a commencé, à savoir exonérer le peuple de toute responsabilité, nous dire que c’était compliqué, que l’Amérique croyait faire le bien : si elle a cautionné c’est qu’elle ne savait pas, les politiciens, les médias tout le monde lui a menti. Même quand Bush a été triomphalement réélu en 2004 à la surprise du monde alors (aussi triomphalement qu’ Obama aujourd’hui ?) que tout ou presque avait pourtant été révélé sur le personnage ? Même quand on est la nation qui a industrialisé le cinéma, démocratisé la télévision? Même quand probablement aucun paysan sur cette planète ne fût-il perdu au cœur des montagnes afghanes ne pouvait douter de l’injustice de cette guerre ? Obama est là pour nous dire que ce ne fut qu’un accident de parcours, une malheureuse manipulation du deuil public à des fins commerciales orchestré par une clique d’oligarques avides et sans scrupules alors que nous savons tous que ce à quoi l’Amérique a donné son aval n’est qu’une émanation réitérée du fonds d’arrogance et d’inculture qui caractérise aussi l’esprit d’une nation par ailleurs progressiste en d’autres endroits. L’Amérique est en cela semblable à bien des pays que Bush n’est pas seulement une incarnation de l’Amérique profonde mais aussi une incarnation profonde de l’Amérique. Celle qui a attaqué l’ Irak attaquera de nouveau si elle s’estime humiliée ou en état de faire valoir ses droits à la justice préventive ; l’Amérique qui a élu Obama c’est aussi l’Amérique qui a élu Bush. C’est le même peuple fermé, culturellement imperméable à la pensée étrangère et parfois au mot culture tout simplement –vieille tare malgré ses immenses facultés d’intégration- qui s’est laissé balader par une poignée de propagandistes en col blanc ressuscitant pour quelques années un genre de novlangue digne de la pire pravda. Cette fameuse « période sombre », soigneusement inscrite dans les gènes de la nation, ne saurait être bouclée sur décret, tout reste possible. Nous n’avons rien à pardonner aux Américains tout simplement parce que nous ne pouvons leur imposer grand-chose si ce n’est la survie de la vérité. |
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